27 septembre 2007
ça vient de sortir (il y a 3 ans)
"Comme un morceau de trottoir fraîchement cimenté que l'on signale par du ruban plastifié reliant des piquets, la jeunesse est une zone à part. Beaucoup ont hâte de la quitter quand ils la traversent avant d'en cultiver la nostalgie le restant de leur vie. Ce paradoxe conserve son mystère par-delà les générations. Tel le ciment, la jeunesse sèche vite [...]"
On ne saurait mieux écrire et ça me rappelle cette phrase de Paul Nizan : "j'ai eu 20 ans et je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie". Enterrement de vie de garçon de Christian Authier (paru en 2004 chez Stock) raconte ces années déterminantes dans la vie d'un individu que sont les années étudiantes. C'est aussi le roman d'une génération, celle qui était enfant ou ado en mai 81. Le titre du roman est particulièrement pertinent pour évoquer la rupture que vit le narrateur qui doit faire le deuil brutal (au sens propre)d'une amitié fusionnelle dans cette période où sa personnalité est en pleine construction. Les amitiés de ces années-là ont une influence sur les amitiés futures. Sans doute recherche-t-on par la suite des amitiés aussi fortes et que par comparaison beaucoup d'entre elles nous paraissent fades. Sans doute les précédentes nous paraissent-elles plus brillantes, parées des couleurs vives de la jeunesse. Et puis ces personnes qui nous ont connues dans cette période charnière nous aident à nous souvenir qui nous étions, quand nous considérons parfois nos actes passés avec un sentiment d'étrangeté, comme si ce n'était pas vraiment nous qui les avions accomplis. Le roman explore avec beaucoup de finesse et d'humour ce passage délicat entre la fin de l'adolescence et le début de l'âge adulte.
18 septembre 2007
sixteen again
C'était après 81 et avant la chute du mur de Berlin. Un soir ma meilleure copine est arrivée tout énervée avec 2 billets de concert à la main : Noir Désir en première partie et la Mano Negra en deuxième (à moins que ce ne soit l'inverse)... C'était en Bretagne dans une salle qui n'était pas faite pour ça, mais on ne s'en est pas rendu compte. C'était au siècle dernier.
17 septembre 2007
Une petite piqûre de rappel, pour ne pas oublier que hier encore, c'était l'été
16 septembre 2007
Notre dauphin a faim à la fin!
Je le reconnais : avant, je faisais partie de ces affreux parents qui passent leur temps à refuser à leurs malheureux bambins le réconfort nécessaire procuré par un bienveillant animal de compagnie.
Pourtant, malgré mon cruel coeur de pierre breton (100% granit gris et rose) , il m'arrivait de temps en temps, en entendant une fois de plus le couplet plaintif (et bien rôdé!) des dits bambins (et qu'on le nourrirait tout seuls, et qu'on irait le promener au lieu de jouer avec les copains, et qu'on nettoierait ...et autres mensonges éhontés) de me laisser fléchir le temps d'un bref moment d'égarement, provoqué par leurs bouilles craquantes, plus que par leurs arguments fallacieux. Peut-être après tout pouvait-on trouver un animal pas trop contraignant etc...Et là, je cherchais en attendant la révélation l'animal le mieux adapté à notre situation (à pattes, à plumes, à carapace, à nageoires...).
A présent, c'est terminé : depuis que j'ai lu un article de Elle sur les animaux familiers et les enfants. A la rubrique intitulée Lesquels, on trouve les lignes suivantes : "les chiens, les chats, les chevaux. Ces trois catégories, ainsi que les dauphins et les perroquets qui parlent, répondent parfaitement à leurs attentes, à une condition : que l'animal soit ce qu'on appelle un "animal familier" et pas seulement "un animal de compagnie". Ce dernier s'apparente plutôt à une sorte de potiche-miroir, qu'on affiche pour se valoriser, tandis que le premier est un animal qu'on laisse s'exprimer et qui va avoir le statut de membre de la famille"
Pour nous, le choix a été vite fait : quelle joie pour mon fils qui avait jusque là cruellement révisé ses exigences à la baisse, au point qu'une crevette grise lui semblait la compagne de jeu idéale. Bon je vous laisse, il faut qu'on aille baigner Flipper...

