Colibri et Tintamarre

Le blog qui ne parle ni de colibri ni de tintamarre. Aussi foutraque et varié qu'un ciel breton : un peu de média, de livres, de musique, ....et Colibri...et Tintamarre.

02 avril 2008

J'habite dans un chouette tableau

J_ai_la_frite

En ce moment, comme je travaille plus pour gagner un peu, je n'ai même plus le temps de réagir à ce que j'entends ou vois. Et pourtant, il y en aurait des choses à dire, trop justement, par rapport au temps disponible. Je ne parle plus qu'à moi-même, mes proches et mes collègues, ce qui est déjà pas mal.

Quand même, ce soir, en épluchant mes légumes (achetés à la ferme  samedi, hors de question de passer mes samedis chez Leclerc), j'ai entendu une info qui mérite d'être relayée correctement tant  cette  proposition  était attendue depuis des années par  le peuple.

Que n'y a-t-on pensé plus tôt! C'est quoi cette idée lumineuse?  Eh bien tout simplement de proposer des prêts à taux zéro pour les collectionneurs.  C'est sûr, il y a de la créativité dans l'air en ce moment...Je vais de ce pas en parler à mon zèbre, car il est très concerné par les difficultés de la classe populaire en France.



28 février 2008

Colossal youth


Alister - Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?
envoyé par alister

Mes titres sont très mauvais (obscurs, souvent en anglais, alors que le blog non, avec un rapport peu explicite au contenu etc...) et ne feront jamais de moi une blogueuse correctement référencée. Eh oui, mais si grâce à moi une seule personne écoute ce disque des Young Marble Giants, et bien cela suffira à mon bonheur de blogueuse non influente. Alors cela compense largement les visites de personnes égarées à la recherche de la plage de Colimar ou d'une plastifieuse dernière génération. C'est mon côté romantique et ado attardée qui s'exprime.

14 février 2008

Saint- Valentin : love for sale, a song by...


scott_taylor_laughing_with_myself





Il y a des jours comme ça où l'on regrette de  ne pas faire partie du club des  blogueurs influents. Comme hier par exemple, où la grève à France-Inter  m'a contrainte à faire ma propre programmation sonore, d'où une immersion sauvage dans mon éclectique discothèque. Un peu  comme Monsieur Desproges avec les penderies et leurs habitants  maléfiques (je veux bien sûr parler des cintres), j'entretiens des rapports compliqués avec ma discothèque et ses locataires fourbes, les disques compacts.

Si compacts dans leurs boîtes en plastique fade, que de loin, ils se ressemblent tous. Seuls quelques Têtes Raides têtus sortent du lot grâce à  leurs couvertures art brut,  me facilitant grandement la tâche. Ouf, je sais tout de suite qu'ils sont toujours là, eux au moins. Car certains ne peuvent pas en dire autant. C'est ainsi que Daniel Darc, sous influence divine, m'a lâchement quittée un jour de juillet il y a quinze ans déjà, à la faveur de ma brunette de colocataire. Le problème, c'est qu'ils ne m'en ont pas informée, moi qui étais pourtant la principale intéressée.

Quand je m'en suis rendue compte, le mal était fait, et les coupables bien loin déjà. Pareil pour Arthur H que j'aimais pourtant bien, et même Murat avec lequel j'entretenais il est vrai des rapports difficiles, mais aussi passionnés. Moralité : ne jamais choisir une coloc avec des goûts semblables aux siens. Encore heureux qu'elle ne soit pas partie avec Robert (Wyatt). Non, mieux vaut subir les goûts musicaux déplorables de son colocataire que de se voir dépossédé de la sorte.

Voilà pourquoi je tremble toujours quand je suis à la recherche d'une voix injustement délaissée pendant quelques années (car j'ai des torts moi aussi, je le reconnais volontiers). "Et si...et si...lui aussi..."...Je cherche fiévreusement, jusqu'à ce que je retrouve  le seul, l'unique, l'indispensable...A ce moment précis. Hier c'était Scott Taylor que j'ai cherché anxieusement, jusqu'à ce que je le retrouve endormi près de Nancy (Sinatra). Je l'ai posé sur la platine (façon de parler) et là, miracle : je l'aime toujours autant qu'avant. Autant que...Tom Waits par exemple. Oui je sais, j'y vais fort sur ce coup-là, mais je le pense vraiment. Et pourtant, je ne pense pas qu'on puisse trouver ce disque dans le commerce, il est auto produit.

Scott Taylor a autrefois fait partie des Têtes Raides, puis a fait une incursion chez Jérôme Deschamps et Macha Makéieff, entre autres. Pas mal pour un américain originaire de Virginie.  Alors voilà, si j'étais une bloggeuse influente, je serais lue par des réalisateurs et aspirants réalisateurs. En lisant ce billet, ils auraient envie d'écouter Scott Taylor et ils réaliseraient (normal pour des réalisateurs) que cet album c'est de l'or pour accompagner des images. Non, cet album, c'est de l'or pour inspirer des images. Il y a vraiment des jours où on regrette de ne pas être un blogueur influent.

Scott Taylor today

Sometimes


 

06 février 2008

Message à caractère personnel

C'est tellement simple de rendre service!

Je suis un colibri voyageur, comme celui de la blague avec la forêt en feu et même que tous les animaux se moquent de lui,  lui qui refait pourtant inlassablement le même voyage avec son tout petit bec rempli à chaque fois d'une seule goutte d'eau. "A quoi cela sert-il" ricanent-ils de concert face à ce courageux (stupide?) Sisyphe. "Au moins, j'aurai fait ce que j'ai pu" répond-il crânement. "Il suffit que la goutte d'eau tombe pile au bon endroit et puis...on a vu des fois rejaillir le feu...euh, non là, je m'égare..."

 

Au fait, ne le prenez pas mal Valentine, je viens de réaliser que ce message pouvait prêter à confusion. Ce n'est pas du tout que je considère votre entreprise amoureuse vouée à l'échec, bien au contraire. C'est une cause difficile, il ne faut pas le nier, mais passionnante à bien des égards et si vous regardez un peu en arrière, convenez que depuis le 6 mai dernier,  des événements encore bien plus improbables que votre mariage avec Philippe Collin se sont déroulés sous le beau ciel de France.  Qui donc aurait, il y a quelques mois encore,  imaginé voir la première deuxième (ou doit-on dire la deuxième première?) dame de France faire de la pub à la télé pour une auto? Qu'enfin, nous gagnerions contre  ces arrogants d'italiens pour le titre de champion d'Europe, juste par la  force des mots et le choc de la communication (eh Zidane,  tu pouvais te le garder ton coup de boule, même pas besoin, on les a battus à plate couture au niveau plan média)

Non, c''est juste que j'aime trouver de temps à autres un prétexte pour parler du colibri qui entre dans le titre de mon blog. Car vous ne le savez peut-être pas, mais d'étranges personnes rôdent sur ce blog,  qui font des requêtes étonnamment cruelles comme "ennemis du colibri" ou "colibri plastifieuse". Moi qui pourtant ai généralement tendance à ressentir peu de sympathie pour les défenseurs acharnés des animaux (eh oui tout est affaire de priorité en ce bas monde), je sens parfois une vague de pitié m'envahir quand je lis de telles horreurs.  C'est quand même à MON colibri qu'on fait offense. Donc voilà bien une occasion toute trouvée pour rappeler mon soutien parfaitement provisoire et accessoire aux colibris et autres tintamarres. (mais pour ceux que cela inquiète, mes services secrets m'informent actuellement que personne n'a encore cherché à porter atteinte à l'intégrité de ce cher tintamarre).

02 février 2008

créatures animées avez-vous donc une âme?

C'est aussi à ce genre de trucs qu'on voit que l'on a changé d'époque.


Animation_vs_animator II de Alan Becker

 

09 janvier 2008

Une autre France est possible...

...mais pas tout de suite.

En attendant, je ne sais pas pour vous, mais moi j'irais bien voir l'expo Phrance de Gaël Grivet au centre Culturel du Colombier à Rennes.


Amaresco

Who's who?

02 janvier 2008

C'était quoi la question déjà?

Il y a 20 ans, je cherchais moi aussi et ça faisait du bien d'entendre que je n'étais pas la seule. Machine à remonter le temps.

29 novembre 2007

écrivains et humains

vins_2

La littérature, les écrivains, tout ça c'est du sérieux. A tel point que beaucoup de gens hésitent à franchir les portes d'une librairie, paraît-il. Pour considérer tout ça avec un peu plus de légèreté, rien de tel que le livre de Sylvie Pérez, L'écrivain et son éditeur, un couple infernal. Où l'on apprend par exemple que Léon-Paul Fargue ayant une fâcheuse tendance à toucher des avances sans fournir les livres qui allaient avec, son éditeur, Gaston Gallimard l'avait convié dans son manoir et sommé de rester toute la journée à son bureau pendant que lui-même partait en promenade avec des invités. A son retour, surprise  : l'écrivain avait noirci beaucoup de papier, mais répété indéfiniment une seule phrase : "je suis un capitaine de corvette. Je suis un capitaine de corvette." Shining avant l'heure.Quand à Antoine Blondin, il n'hésitait pas à se définir ainsi : "Je ne suis pas un écrivain qui boit, je suis un alcoolique qui écrit."On n'est pas (toujours) sérieux quand on est écrivain. Enfin, il arrive en revanche que certains d'entre eux se prennent un peu au sérieux, comme Francis Ponge qui exigeait que ses textes soient imprimés en plus gros que ceux des autres auteurs de la NRF. Voilà un concentré d'histoire littéraire qui ravira ceux à qui on a rabâché sans relâche que seul comptait le texte, encore le texte et toujours le texte et que tout le reste n'était que...littérature?

12 novembre 2007

du sel dans les patalo et des nenufars à lo de rose

nenufar3

D'après les auteurs du Batalbum, Picasso aurait dit de Bruno Munari qu'il était le Léonard du 20è siècle. Un vrai grand artiste en tous cas, à une époque où les grands hommes ne sont plus ce qu'ils étaient (ne voyez là aucune allusion à l'actualité de ces derniers jours...toute ressemblance etc....Ce n'est pas parce que dans le batalbum il y a une mouette, un bateau et un capitaine que toute suite il faut s'imaginer...D'ailleurs, il n'y a même pas de pêcheurs dans le Batalbum). Bref, Munari, lui, il parlait délicatement aux petits comme aux grands. Enfin, parler n'est peut-être pas le mot idéal, les embarquer dans son imaginaire conviendrait mieux. Alors si vous avez des enfants, emmenez-les à la découverte de Munari à bord du Batalbum, à la bibliothèque ou chez le libraire du coin. Si vous n'avez pas d'enfants, méfiez-vous, vous pourriez fort bien en avoir et vous trouver fort dépourvu le jour venu. Alors, pour avoir une idée de ce qui vous attend, prenez connaissance en vrac des livres de Bruno Munari, de Tana Hoban, de ceux de Vincent Cuvellier, d'Eric Carle, d'Antonin Louchard et Katy Couprie, de Voutch, de Philippe Coudray, d'Eric Battut, de Lisa Mandel, Gilles Bachelet ou encore Chris Van Allsburg. Si vous vous demandez alors Pourquoi vous n'avez pas encore d'enfants, n'allez pas fissa réparer cet oubli. C'est une réaction normale et partagée par la plupart des individus normalement constitués. Non, allez d'abord lire quelques tomes de la BD Foot2rue, puis forcez-vous à ingurgiter tous les Petit ours brun et tous les Babars(au demeurant charmants à dose homéopathiques) puis tous les documentaires traitant de près ou de loin des dinosaures. Alors seulement vous saurez. Vous pourrez alors prendre votre décision en toute connaissance de cause. Mais au moins vous serez conscients des épreuves à surmonter aussi bien que que des grands bonheurs à venir. Merci qui?


11 novembre 2007

a tribute to les inrocks

pet_soundsC'était quoi les inrocks?
C'était une superbe revue dont je gardais tous les numéros, jusqu'à ce que je trouve que ce n'était vraiment pas rock'n' roll ce genre d'archives : un jour j' ai tout mis au feu. C'était aussi une correspondance avec une émission de radio sur France-Inter que je venais de découvrir, après des années passées sous le son d'Europe 1.
Vingt ans plus tard, enfin, grâce à france 4, ce soir, j'ai vu la trogne de JD Beauvallet. Avant ça, j'avais eu l'occasion d'apercevoir celle d'Arnaud Viviant et forcément, ni l'un ni l'autre  ne correspondraient jamais à leur tête de radio. (la tête de radio c'est ce visage idéal que chacun se fabrique lorsqu'il écoute une voix agréable sans avoir l'image en face). Bernard Lenoir avait ainsi tout un pool de correspondants prodigieusement agaçants et snobs ("n'ayons l'air de rien" soyons juste blasés)avec lesquels ils conversait de façon badine pour le plus grand plaisir de ses auditeurs (dont moi). Pourquoi agaçants : principalement parce qu'ils se trouvaient juste là où j'aurais voulu être. Pourquoi snobs : parce que ça faisait partie du jeu (il fallait se démarquer de plein d'autres revues à l'époque, et... il y aurait au moins un mémoire à écrire sur le snobisme rock..)Bref, il y en avait une en particulier à Londres qui m'agaçait prodigieusement : Lydie Barbarian???pardon si j'écorche son nom. Exaspérante pour juste être là où il fallait être (musicalement parlant s'entend...enfin presque toujours).

Il faut reconnaître que l'agacement procuré par l'émission radio comme par la revue était toujours récompensé par de superbes découvertes, de celles qui comptent dans une vie. C'est ainsi que, un soir, j'ai eu la chance grâce aux Inrocks (indirectement) de voir Morphine en concert dans une petite salle londonienne. Une autre fois encore, j'ai partagé un verre de vin avec Jeff Buckley lors d'un concert exceptionnel dans une petite salle française. Sans les inrocks, pas de Fiona Apple, une Cat Power bien tardive, et tant d'autres oubliés comme Nick Drake...Palace brothers etc...etc...Au même titre que Philippe L., Yasmine M. et quelques autres, ils auront joué un rôle important pour moi en ouvrant la porte à des merveilles inaccessibles par les canaux ordinaires.
Bien sûr, il  ne fallait pas compter sur eux pour les Têtes Raides, la Tordue ou même Louise Attaque à leurs débuts. C'était pas leur créneau. Il fallait aussi supporter leur mépris pour un certain nombre de trucs. Et bien sûr ils n'étaient pas partout. Mais c'était bien aussi qu'il nous reste des terres vierges à découvrir tout seuls. Comme un Dominique A alors inconnu,  première partie incroyable d'un groupe pop français dont ce fut une des dernières vagues. Une panne d'électricité, un public décidé à être hostile, du minimalisme par nécessité, 2 3 accords de guitare énervés : vous voulez du son je vais vous en donner et au total une présence impressionnante. La chanson qui m'a marquée ce soir là : le courage des oiseaux : sûrement pas jolie, peut-être trop belle, sûrement trop brute, mais déjà évidente. J'ai acheté l'album et j'ai été un peu déçue. Aujourd'hui j'entends à la radio la version de cette chanson retravaillée et j'ai l'impression qu"elle a grandi avec moi. C'était là déjà, mais en germe. Moi,  j'ai peut-être vieilli, la chanson, elle, a mûri. Elle est encore plus belle qu'avant.


mauvaise photo d'un objet indispensable de l'époque : la docile cassette vierge réenregistrable à volonté. Celle-ci ne le fut pas, bien entendu.

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