25 avril 2008
Pas mieux
C'était dans la newsletter quotidienne de Télérama aujourd'hui, et j'ai trouvé que c'était...vraiment bien dit (et dessiné), comme souvent d'ailleurs.
Je réfléchissais depuis un moment à un petit billet sur le sujet, mais je m'incline devant le talent.
28 janvier 2008
Il était un petit homme
Je citais innocemment Ryan Air l'autre jour, dans un billet qui évoquait l'extrême originalité de la pensée d'un des grands hommes de ce siècle. Le hasard (?) a fait que le nom de cette société se trouve aujourd'hui associé à la photo du second dans le cadre d'une campagne de publicité d'un goût discutable, selon le point de vue où l'on se place. Il ne fallait bien sûr voir dans cette association d'idées spontanée aucune malice particulière, ni génie prémonitoire. Je jure qu'il ne s'agissait point non plus d'un délit d'initié. D'ailleurs, si j'avais de telles accointances avec le monde de la publicité, je serais beaucoup plus riche. Mais alors d'où m'est donc venue cette étrange association d'idées? Low-cost, bling-bling, pirouette, cacahuète, avion, réaction, je sens que quelque chose m'échappe, mais quoi?
04 janvier 2008
Doute existentiel
Alors, quelle grande direction emprunter en ce début d'année 2008, parmi ces deux suggestions du générateur de bonnes résolutions : Travailler poliment pour tourner de l'oeil bêtement et me trouver ainsi pour une fois pleinement en phase avec mon époque (mais encore faudrait-il que cette époque formidable me le permette) ou imaginer héroïquement de vivre à n'importe quel prix (ce qui convient mieux à ma chevelure ébouriffée). Pouf, pouf. A moins que...allez, juste un dernier : finalement ce sera peut-être : Tâcher de militer librement sans discontinuer.
30 décembre 2007
Père-Noël vert
Hourra, c'est les vacances de Noël et cette année, nous avons réussi à échapper aux roboraptors, taupes qui font de la musique et autres lanceurs de Pokemon. Bien sûr, pour parvenir à nos fins, impossible d'invoquer le prix exhorbitant de ces affreux bouffeurs de piles dont la durée moyenne de vie est d'environ une semaine (si tant est qu'on ait réussi à planquer les plus fragiles des assauts furieux de la plus jeune, auquel cas un roboraptor même gonflé à bloc, ne résistera pas plus de quelques secondes, impitoyablement traîné par la patte sur toute la longueur du couloir). Bref, comme chacun sait, le Père-Noël est une ordure qui ne paie pas d'impôts ni les jouets qu'il apporte, donc au moment du découpage dans le catalogue, il est presque impossible de s'en sortir en disant que ça coûte trop cher. Doit-on pour autant se résigner à finir les vacances avec un tournevis-elbow à force de remplir le ventre des jouets made in China de piles de toutes les tailles possibles et imaginables? Que nenni. L'argument vert marche très fort chez les enfants de l'école élémentaire. On a quand même failli se fâcher avec la maîtresse le jour où on a vu une énorme banderole Leclerc accrochée au dessus de l'entrée de l'école (là même où avant se trouvait autrefois écrit en toutes lettres LIBERTE EGALITE FRATERNITE) et où on a appris qu'au lieu de faire du sport, d'apprendre la musique où toute autre activité intéressante, nos enfants allaient passer la journée armés de gants et de T-shirts publicitaires à "nettoyer la nature" (c'est à dire entre autres à ramasser les cannettes de bières jetés par leurs grands-frères dans le square d'à côté). Ah le concept d'éducation citoyenne vue par une grande chaine d'hyper, c'est comme le reste, plus c'est gros plus ça passe...
Bref, on a sûrement eu tort de se formaliser pour si peu. Donc, Leclerc ou pas Leclerc, comme les enfants sont très sensibles à la préservation de la nature, ils ont à notre grande surprise adhéré immédiatement à l'idée de privilégier les jeux sans piles. Du coup, au lieu du tournevis, ils faut leur expliquer les règles des jeux de société et on s'arrache un peu les cheveux, mais les poignets vont mieux, merci. Mais on a quand même besoin de décompenser un peu, avec des trucs comme ça par exemple (merci Valentine pour nous avoir signalé ce rayon de soleil)
23 décembre 2007
sunday morning
L'heure est grave. Suis-je mal entourée ou trop vieille pour écouter ce genre d'émissions? Car dans mon entourage direct, peu de gens connaissent La panique au Mangin Palace. Je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse. A 11h le dimanche matin, je suppose que les garçons et les filles de mon âge s'affairent autour du rôti familial ou promènent leurs enfants au square au lieu d'écouter la radio. C'est pourquoi (entre autres) ils ne connaissent pas cette émission indispensable. Moi j'ai la chance d'avoir des enfants bien élevés qui ne réclament jamais à manger avant 14h le dimanche. Normal, quand ils se lèvent à 10h, ils n'ont pas faim avant 14h. Contrairement à d'autres marmots moins délicats que je ne citerai pas et qui, même couchés après minuit, s'obstinent à tirer du lit leurs pauvres parents épuisés à 6h30 tapantes quelle que soit la saison, les nôtres (car je les ai faits avec quelqu'un) décalent gentiment leurs heures de sommeil le week-end. S'ils se couchent à 22h le samedi soir, ils se réveillent à 10h le lendemain, c'est pas cool ça? J'en connais qui lisent ça et qui doivent me haïr, mais c'est ainsi.
Mon premier billet sur ce blog était consacré à la suppression d'une émission précieuse*, appelée la bande à Bonnaud. Pourtant, à l'époque, l'idée de faire un blog ne m'enthousiasmait pas spécialement. C'est en fait sur l'avis d'un webmaster avec lequel j'avais travaillé (qui me conseillait d'avoir mon blog pour montrer à de potentiels employeurs que je ne me cantonnais pas au papier et que j'étais intéressée par les nouveaux médias) que j'avais décidé à mon tour de lancer mon "Big mouth strikes again" à moi. Pourtant, après avoir consulté un certain nombre de blogs consacrés à la vie professionnelle, je ressentis soudain une vague et néanmoins puissante envie de vomir. Soit c'était très "waaah la communication c'est génial et moi et je communique vachement au bureau et sur le net aussi", "soit c'était "plus calé dans les nouveaux outils que moi tu meurs". Or bien que n'ayant pas encore fait le test How geek are you?, je savais bien que je n'aurais pas envie de disserter des heures sur les avantages comparés de tel ou tel logiciel pro (d'ailleurs mon score est d'à peine 30%, c'est dire comme je me connais bien) ou de tel ou tel réseau social. En revanche, râler par écrit sur la suppression stupide de cette chère émission me fit un peu de bien. C'en était fini du blog professionnel. Je découvris alors que je n'étais pas seule à déplorer l'arrêt de La bande à Bonnaud, et de fil en aiguilles (vive le tricot : comprenne qui pourra) je tombai même sur de nombreux blogs intéressants. C'est ainsi que je devins un peu geek tout de même, car curieuse de lire les blogs de ceux qui s'intéressaient aux mêmes émissions que moi.
* au sens 2° du Robert : Auquel on attache une grande valeur (pour des raisons sentimentales, intellectuelles, morales)[....]particulièrement cher (et non au sens II de préciosité comme d'aucuns l'ont injustement soupçonnée dans cette époque malsaine où tout ce qui n'est pas directement consommable est qualifié de prétentieux et de snob et où l'adjectif intellectuel est devenu une insulte.
05 décembre 2007
Je ne suis pas un avatar, je suis un...
...être humain. Ce message ne concerne pas les robots de passage, mais les rares visiteurs humains qui s'aventureraient par erreur ou par hasard ou les 2 sur ce blog. Allez, encore un peu de meta-blog pour parler comme à l'IUFM (Tiens, aujourd'hui, Colibri ne rime plus avec gavage d'oies et autres volatils, mais avec amour et RnB, si j'en crois les pubs ci-dessus). Donc je disais, encore un peu de meta, mais d'un autre ordre : Depuis quelques temps déjà, lorsque j'interroge Google : "Google, mon beau Google, suis-je toujours le premier colimar", je vois apparaître après ce blog un autre Colimar en 2è position. Je tiens à préciser que c'est un homonyme et que ce n'est pas moi qui vais discuter le bout de gras au bar de Simpson city. Même si je n'ai rien contre les bars et la série les Simpsons dans le vrai monde, bien au contraire. Mais ce n'est juste pas moi, c'est l'autre Colimar. Alors ça pourrait être embêtant si on le prenait pour moi. Je me demande si je ne devrais pas changer de nom. Va savoir, comme disait mon prof de philo, dont la fille est devenue célèbre dernièrement, mais là je m'égare. Colimar n'était qu'une contraction "commode" (adjectif de prédilection des profs de maths pour continuer dans le méta-langage cette fois - et au contraire extrêmement rare dans ma bouche) de Colibri et Tintamarre. Je n'ai juste pas d'idée pour l'instant. Hors de question que je choisisse Colmar ainsi que me le suggère inlassablement le moteur de recherche pré-cité. Vous imaginez un peu la concurrence.
05 octobre 2007
Tête de Sardine
Tout diplômé de l'université en communication qui a un jour eu l'idée saugrenue de répondre à une annonce pour un job dans la communication, sans avoir fait le Celsa ou Sciences Po (et encore moins les deux) goûtera sans aucun doute cette comparaison halieutique trouvée p50 du roman de David Regourd, Quartier d'affaires (éditions Léo Scheer) :
"[...]je n'y ai tout d'abord pas cru, car je sais que ces annonces de presse sont comme des filets à petites mailles jetés dans les vagues et qui ramassent tellement de petits poissons impropres à la consommation que les recruteurs en éliminent les trois quarts sans aucun ménagement et ne retiennent, et encore avec une moue de mépris, que les candidatures les plus intéressantes."
Le roman ne parle pourtant pas du domaine de la communication mais plutôt de celui des nouvelles technologies (de l'information et de la communication) avec plusieurs allusions à la Silicon Valley. Je trouve que ce passage illustre en revanche particulièrement bien le sentiment que l'on peut ressentir quand après avoir envoyé des centaines de lettres et reçu à peu près autant de lettres négatives, on se retrouve soudain convoqué à un entretien. Après le plaisir d'être sorti du lot, vient la crainte de ne pas être à la hauteur. Comment y croire encore après tant de rejets sans appel? Comment convaincre un potentiel employeur que les "autres" ont eu tort. Il y a des parcours plus difficiles à vendre que d'autres...
Une fois en poste, tout ça est oublié bien sûr et on fait l'affaire, mais la prochaine fois tout sera à recommencer, car les traces des périodes de disgrâce temporaires ne s'effacent jamais sur un CV. Des années après un recruteur attentif vous interrogera encore d'un air faussement débonnaire sur ces périodes de vaches maigres où vous n'aviez pas su suffisamment bien vous vendre. Le narrateur de ce roman n'aura pas ce souci, car après des débuts difficiles, son intégration dans la société dépassera toutes ses espérances. Quitte à vendre autre chose que ses compétences...
16 septembre 2007
Notre dauphin a faim à la fin!
Je le reconnais : avant, je faisais partie de ces affreux parents qui passent leur temps à refuser à leurs malheureux bambins le réconfort nécessaire procuré par un bienveillant animal de compagnie.
Pourtant, malgré mon cruel coeur de pierre breton (100% granit gris et rose) , il m'arrivait de temps en temps, en entendant une fois de plus le couplet plaintif (et bien rôdé!) des dits bambins (et qu'on le nourrirait tout seuls, et qu'on irait le promener au lieu de jouer avec les copains, et qu'on nettoierait ...et autres mensonges éhontés) de me laisser fléchir le temps d'un bref moment d'égarement, provoqué par leurs bouilles craquantes, plus que par leurs arguments fallacieux. Peut-être après tout pouvait-on trouver un animal pas trop contraignant etc...Et là, je cherchais en attendant la révélation l'animal le mieux adapté à notre situation (à pattes, à plumes, à carapace, à nageoires...).
A présent, c'est terminé : depuis que j'ai lu un article de Elle sur les animaux familiers et les enfants. A la rubrique intitulée Lesquels, on trouve les lignes suivantes : "les chiens, les chats, les chevaux. Ces trois catégories, ainsi que les dauphins et les perroquets qui parlent, répondent parfaitement à leurs attentes, à une condition : que l'animal soit ce qu'on appelle un "animal familier" et pas seulement "un animal de compagnie". Ce dernier s'apparente plutôt à une sorte de potiche-miroir, qu'on affiche pour se valoriser, tandis que le premier est un animal qu'on laisse s'exprimer et qui va avoir le statut de membre de la famille"
Pour nous, le choix a été vite fait : quelle joie pour mon fils qui avait jusque là cruellement révisé ses exigences à la baisse, au point qu'une crevette grise lui semblait la compagne de jeu idéale. Bon je vous laisse, il faut qu'on aille baigner Flipper...
13 août 2007
Vivre ou vieillir, il faut choisir!
Plus je vieillis, et pourtant je ne suis pas vieille (la preuve, ma fille trouve que je grandis encore. Il est vrai qu'elle a 3 ans 1/2, mais quand même, son avis compte beaucoup pour moi). Donc plus je vieillis, moins j'aime la télé, et plus j'aime la radio. Eh bien, il se pourrait que j'aie grandement tort. En effet, on apprend de ces trucs à la télé.
Par exemple, moi, question longévité, j'en étais restée bêtement à ces espèces d'anachorètes japonais qui mangeaient en tout et pour tout trois sushis par semaine arrosés d'un peu de thé vert, de sagesse orientale et de relations familiales traditionnelles. Eh bien passant par hasard devant la télé ce soir, j'ai appris que c'était une manière trop ringarde de devenir centenaire. Parfaitement!
La nouvelle mode, c'est d'être américain. Mais ce n'est pas scientifique!!! me diront les mauvais esprits (malheureusement, il y a toujours des malotrus impertinents). Eh bien je leur rétorquerai aussi sec que sur une grande chaine publique, un scientifique a dit qu'il y avait des gens aux USA qui vivaient très vieux. Et que faisaient-ils pour exploser les compteurs ces vieux là? Eh bien, ils étaient loin de passer leur temps à faire sauter leurs petits enfants sur leurs genoux, à profiter du soleil devant leur porte, ou à jouer aux boules avec les copains, et encore moins à boire l'apéro entre amis.
On ne les a pas non plus vu se goinfrer de hamburgers dans un ranch en buvant du coca, il faut bien le reconnaitre, mais là on aurait trouvé çà un peu bush...euh louche, je veux dire...Et que fait le lobby viticole américain? Et le couplet sur les bénéfices cardio-vasculaires du verre de rouge californien? Eh bien, rien, queue de chique! A leur place, je râlerais...
Alors que faisaient-ils ces braves vieux, puisqu'ils ne picolaient pas, ne rigolaient pas, ne dansaient pas en écoutant les Buzzcocks et ne s'occupaient pas non plus de leurs petits enfants?
Eeh bien ils ne se laissaient pas vivre comme vous, bandes de flemmasses français! On voyait ainsi un brave monsieur de 92 ans assister un chirurgien lors d'une opération à coeur ouvert en disant qu'il s'éclatait (et si son coeur éclate pendant l'opération, y-a-t-il un vieux dans la réserve, prêt à prendre la relève, s'interroge mon coeur anxieux?) et une vieille dame fort alerte pédaler consciencieusement sur son vélo d'appartement. Travail intense jusqu'à pas d'âge, activité physique idoine, ainsi nous était donc révélé par le journaliste d'investigation le secret de la longévité de ces bienheureux américains!
Enfin presque. Le journaliste, sans doute soucieux de faire le tour de sa problématique, nous sortit alors la composante spirituelle de ce mystère des temps modernes en nous montrant l'exemple d'une quelconque secte américaine dont les adeptes semblaient particulièrement résistants. Tremblez innocents pêcheurs et autres pécheurs, on vous avait pourtant prévenus :
Ne pas travailler après 60 ans et ne pas croire en Dieu ou un gourou quelconque nuit gravement à la santé des occidentaux.
Le reportage suivant, venant comme en contrepoint, nous montrait de vilaines sans-papiers asiatiques venir embêter de pauvres touristes alanguis sur des plages de riches...
11 août 2007
Eluard et Moi
La terre est bleue comme une orange (Paul Eluard)





